quelle heure est-il ?  posté le samedi 16 août 2008 22:50

Jérémie me dit, dans notre nuage, qu’il sauve les apparences comme il peut, que ça vire à la cata et que personne ne s’en rend compte, même pas Geoffroy. Qu’il se sent alone . Je suis quand même chez lui autour d’un thé-cake pistache ! Jérémie ne sent plus rien tellement il est beau. Même sa détresse est belle! Il gobe un bluestaz et en a jusque là des Psychopabiens. « tu sais Kévin, je regrette l’anonymat : plus un pas sans une horde à mes frousses. Dans le pire de mes cauchemars, je me suis vu en exilé. » Pour l’heure, son refuge est un triplex à l’Ouest, dans le quartier tibétain. Nous sommes au deuxième, un immense salon aux 3 canapés en tissu safran et jaune. La table est surchargée d’affiches, de flys, de seringues, de cartes divinatoires. Il y a aussi une boussole cassée et un reste de Champagne. Je me ferais bien sauter par Jérémie, là !… être en accord sur sa table basse et le Champagne exploserait en une jouissance et c’est notre sperme qui laisserait son éphémère trace…Il n’en a même pas conscience, pourtant il suffirait qu’il y mette un peu du sien, c’est vrai, quoi, je suis à bloc. Mais Jérémie a répèt’ – ça lui revient comme une révélation – et me pose une main sur la jambe : « t’es un frère, Kév’ ! » Il n’arrête plus de me faire fantasmant. Il s’est levé et part se changer dans sa chambre insonorisée.

Je fais le tour du salon aux 4 baies vitrées qui donnent sur d’autres baies vitrées où je m’aperçois et c’est comme si un fantôme ressurgissait de mon passé compliqué. Il y a un coin photos mais le temps figé me donne la nausée, je m’attarde donc  sur le mur dédié aux Psychopabiens : affiches de concerts, photos de concerts et Jérémie en odeur de sainteté à la Une de tous les mags. Ma  préférée est celle du Vieil Observateur, qui titre : Psychopabiens, le phénomène qui cachetonne ! Jérémie réapparaît. Il pue le CK 23. C’est vrai qu’il souffre. Il est total déf’ et se refait un shoot. J’aimerais le couvrir de ma peau en manque. Pomper son vide intérieur en intraveineuse, être l’aiguille qui le pénètre sans mal, la sève bleue qui se dilue en lui et en ses yeux d’halluciné ; oui j’aimerais que Jérémie abuse de ma faiblesse à son égard…c’est l’heure des médicaments, nos états capitonnés…c’est l’heure des médicaments, il nous les ont mitonnésc’est l’heure des médicaments, tu vois la vie c’est dément…c’est l’heure des médicaments, toutes les nuits le néant…

pasKal

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KEVIN  posté le jeudi 14 août 2008 15:04

 

Il me  dit qu’Arielle Domsballe était un masque de cire, qu’elle n’a même pas été mise aux Enchères. Elle faisait quoi je lui demande en balayant la salle de mon regard chépèr : le Breakfast Club de l’Avenue C regorge, on aurait dû aller à celui d’avant, peut-être moins people. Les POP ACT de Kalaan seront exposés ici dans 3 nuits. Je suis avec Geoffroy, on mange une bolée de céréales au lait de ginseng. Soudain, une nana déréglée nous interroge sur le fait de savoir à quelle heure ferme le Market 24/7 mitoyen. Geoffroy a le même regard dépité que moi. Visiblement, elle n’est pas d’Utopia et nous ne parlons jamais à une étrangère. De plus,  c’est une lesbian, elle porte un sweet les délires du vagin. Les lesbians ne cessent de me harceler ! D’un geste inattendu de la main, je lui donne congé. Elle me traite de gode à 2 pattes. Oups !

Je suis encore hyper fragile depuis ma garde à vue [ je sais que mon interphone est sur écoute ]. Toute cette suspicion qui erre, jusqu’à Geoffroy qui me mate étrangement en me parlant de ces meurtres sanguinolents qui se multiplient et semblent rôder…j’aimerais confesser la frousse en moi mais je vis dans l’incapacité permanente. J’ai repris les Dorcool pour apaiser mes peurs. Geoffroy en arrive aux potins pour nous détendre. Alors, le Breakfast Club blanc clinique se fait moins effrayant. Le dernier clip des Psychopabiens c’est l’heure des médicaments tourne tout le temps sur le mini-plasma de notre table. Jérémie devient encore plus beau en pleine décadence. Pourquoi l’ai-je plaqué ? Je le regarde danser en pyjama dans une chambre capitonnée d’où tombe d’un trou au plafond des milliers de comprimés. Le tout en noir et blanc. Geoffroy m’apprend qu’on aurait reconnu Jérémie se finissant dans quelque backroom du Quartier Bleu. Et qu’il se plaint  d’être adulé. J’ai une subite envie de le revoir.

pasKal

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à venir ici et ailleurs  posté le vendredi 08 août 2008 03:34

 

 

la suite des NOVELAS en poche.

 

 

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DAMDAM  posté le vendredi 08 août 2008 03:34

DamDam écoutait Antonin Artaud dans son bain lorsqu'on toqua et retoqua. Avec dextérité il empoigna son peignoir chauffant et se retrouva à sa porte. L'oeil de boeuf aux aguets était masqué. Ca toquait toujours. Il hésita et s'écria : "c'est qui ?" Personne. Et toujours ce bout de doigt qui lui bouchait la vue. Ca continuait à toquer. Il se décida à appeller la sécurité de la tour. Personne. Même la concierge insomniaque ne répondait pas.

Et puis soudain des cris de hibou : " Hiro! Sacré farceur! J'étais mort!!"  "et oui ce n'est que moi pour vous servir mon cher DamDamoiseau"  "Hiro! tu veux un scotch hyperblended ?" Hiro ne marchait pas vers le salon, il semblait voleter avec grâce. "tu sais quoi mon Daminet, je rible! je rible!! je rible!!!" Hiro parlait strange parfois. Il se saisit du verre de scotch tout en se glissant sur le canapé rouge agressif. "je t'ai vu aux news, superchampion, quelle heure est-il ? J'ai à faire!"

Il était 02H54. De nouveau seul DamDam se saoula en zappant puis il fit une partie d'échec sur le net et à 07H26 il se coucha car Jenny devait passer le soir. Le téléphone le réveilla de son rêve érotique [ il chevauchait une Reine hystérique sur un damier pop art ]. 14H19. C'était Laïka en pleurs. Sa toute dernière cops la trompait déjà au bout d'une nuit et elle se sentait comme une petite fille que ses parents auraient oublié à la consigne d'un Market 24/7. Quelle chieuse pensait DamDam et il fît semblant de ne plus l'entendre et raccrocha. Ne pouvant plus dormir, il se passa un steack-ananas au four et s'ouvrit une bouteille de Malibu Cocoblue. Il tomba sur le répondeur de Jenny laissez-moi un message je vous rappelle y'a pas d'soucis! "c'est moi Jen', tu me manquais trop mais d'avoir entendu ta voix me comble. A plus ma chérie."

DamDam donnait tantôt dans le romantisme très fleur bleue; tantôt dans le romantisme à la MTV Trash. C'était un artiste torturé et alcoolique. Un adepte de la V.O., rat de biblio, jamais sans un livre en poche. En ce moment, un thé cosmique infuse et il relit : Homosexualité chez le dragon : mythe ou réalité  

 

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ARNOLD  posté le vendredi 08 août 2008 00:16

Elle m'annonce dès que j'arrive en retard comme d'hab' qu'elle a perdu toutes ses données, qu'elle se sent inutile depuis toujours. Elle tombe dans mes bras sans pleurer. Mes mains lubriques n'en peuvent plus pourtant je me retiens . Paraît qu'elle est même pas lesbienne, qu'elle s'est fait tringler par un certain Ken. Debora est mon énième collègue. Nous travaillons pour PropagandA, la boîte de pub number 2. Nous sommes  hypercréatifs, et  la dernière campagne   : Vodka Redka, le sang froid! est saluée par tous les critiques alcooliques. Bon, j'ai totale conscience d'être inconscient mais au moins j'ai un train de vie en rapport. Debora me remercie "ça fait du bien!" Toutes des lopsa prêtes à quoi ? Pour moi, l'intelligence d'une nana se résume au contenu de son sac à main. C'est comme ça et Debora va y passer dans mon paddock pas plus tard que tout à l'heure. Je lui lance une invit' à se défoncer chez moi after taf.

Je m'adonne à la bisexualité sans sodomie. J'ai une préférence pour les nanas sans lendemain et je sais que de baiser Debora va me rendre encore plus créatif. C'est comme si j'allais lui violer son intelligence, après elle ne captera plus : je vais être cinglant et je vais la traîner dans sa merde et elle finira mal tellement j'aurai plombé son atmosphère. Et une autre Debora prendra sa place et je recommencerai pour ne pas perdre le fil de la création : PropagandA FoR EveR.

 

pasKal

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